02.07.2011
AU TPG UN OUBLI =UNE PENALITE...
Imaginez un instant que votre progéniture est un Handicap ou une tendance à oublier sans le vouloir son abonnement annuel des TPG à la maison, chez un copain, à l'école ou même se le faire voler et qu'il se fait alpaguer par un contrôleur. Après une discussion sommaire, l'officier de cette bonne institution genevoise dresse un constat à votre progéniture pour oubli de titre de transport, en lui demandant de fournir son titre dans les trois jours au guichet le plus proche, par exemple: « la gare Cornavin ou Rive. Jusqu'à là, tout est normal, il n'y a rien à dire, mais la suite est moins délectable pour le porte-monnaie familial. Malgré son titre de transport annuel en main et sa bonne foi, qui prouve sans ambiguïté, que votre petite progéniture n'est pas un resquilleur avéré, il devra quand même s'acquitter de la modique somme de 6 Fr. au guichet pour frais administratif. Imaginez que votre enfant soit un brin rebelle, ados, pire encore une tête en l'air et que cette aventure se réitère souvent, bien malgré sa bonne volonté de bien plaire, « l'oubli est humain », surtout pour un enfant. A la fin de l'année, à moins de lui attacher son titre de transport autour du cou comme à une chèvre, vous constaterez en faisant vos comptes, que vous aurez pécuniairement, « Ici l'économie reprend le dessus et c'est normal en temps de crise », payé une surtaxe sans avoir commis le moindre délit juridiquement parlant. Après cela, comment voulez-vous croire comme disent nos élus, que cette bonne et vénérable institution ait bonne presse, « Les TPG roulaient-ils encore pour les citoyens ?... J'en doute. De plus, dans les circonstances actuelles du surveiller et punir institutionnalisé, qui s'invite jusque dans le ménage, j'ai un doute sur le sens civique de cette méthode. et je ne crois pas, qu'elle soit d'un quelconque secours pour les jeunes en terme éducative.
17:22 Publié dans Région | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : social, transport, amende, jeunes
22.03.2011
Fissures dans les petits complots entre amis …
Météo africaine : une pluie de tomahwak sur la Libye a l'annonce du printemps, les seigneurs de la guerre sont de retour. la démocratie au bout du canon, Au secours Camus, Bush revient!
Opération en Libye suite : « l’aube de l’odyssée », tous des poètes ces stratagèmes de la guerre.
Vladimir Poutine compare l’aube de l’Odyssée « aux appels médiévaux à la croisade ».
La ligue arabe ne souhaite pas que l’opération soit placée sous la responsabilité de l’OTAN.
L’Italie ne veut pas d’une « Guerre » : L’Italie ne veut pas que la communauté internationale mène une guerre contre la Libye. . Franco Frattini ministre des affaires étrangères italien, veut vérifier la conformité des actions menées ce week-end. Décidément, Ils sont rigolos ces soldats de plomb.
Paris n’a pas connaissance de civil tué par la coalition, depuis les hauteurs, c’est difficile de faire la différence entre un pèquenot et un militaire, surtout s’ils sont tous habillés comme Kadhafi.
Les cours du pétrole en hausse en Asie, c’est les compagnies pétrolières qui vont se faire des couilles en or.
Une dizaine de missiles tirés la nuit dernière sur des objectifs libyens: Un militaire américain a déclaré ignorer si la frappe avait été efficace ou non. Pourtant, ils avaient visé le complexe de Kadhafi à tripoli…
Le général David Richards chefs des armées britanniques, a assuré que les forces occidentales ne visaient pas directement Kadhafi, alors que son homologue diplomate en Sarkozie, Sire Alain Juppé espérait ce lundi que le régime Kadhafi s’effondre de lui même. Il envisage même une fois que l’intervention militaire serait bien avancée de réunir les différents partenaires pour définir une solution politique. Grand dieu! et nous qui pensions qu’ils étaient capables d’élaborer des plans. Ont-ils un plan B en cas de désastre imprévu?
En Suisse : une plainte contre la Libye a bien été déposée le ministre public de la confédération confirme. la fourberie serait-elle devenue un consensus politique. la fourberie comme philosophie, ça me plait assez!
A la Maison de Vessy en Grève : Longchamp sort du bois, après le silence, le chef du département de la solidarité et de l’emploi prône enfin la conciliation, après sept jours de grève.
En Sarkozie: Le front national perce la forteresse UMP
Aux Cantonales. le vainqueur est l’abstention avec 55% au compteur contre 35,10% en 2008. Vont-ils contraindre la gauche à voter UMP pour sauver les meubles, alors que notre petit empereur est au front Libyen. Dis donc, c’est trafalgar.
Nucléaire : la catastrophe au Japon, une majorité pour la fin du nucléaire se dessine. En suisse 74% des sondés désapprouvent la construction de nouvelles centrales. Adieu le nucléaire, vivent les énergies renouvelables. Moi,dès demain, je passe au vert !...
Genève: Pierre Maudet sur le siège éjectable...courage petit homme.
11:39 Publié dans Résistance | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : politiques, libye, suisse, japon, fourberie, sarkozie
19.03.2011
UNE RESOLUTION POUR QUI?
Le Conseil de sécurité,
Exprimant une grave inquiétude sur la situation qui se détériore, l'escalade de la violence et le nombre de victimes civiles,
Rappelant la responsabilité des autorités libyennes de protéger la population libyenne,
Considérant que les attaques systématiques qui ont lieu en Libye contre la population civile peuvent être assimilées à des crimes contre l'humanité,
Exprimant sa détermination à assurer la protection des civils et des zones peuplées par des civils et l'acheminement rapide et sans encombres d'une assistance humanitaire,
Rappelant la condamnation par la Ligue arabe, l'Union africaine et le secrétaire général de l'Organisation de la Conférence islamique des violations graves des droits de l'homme et du droit humanitaire international qui ont été commis en Libye,
Déplorant l'utilisation systématique de mercenaires par les autorités libyennes,
Agissant en vertu du chapitre 7 de la charte des Nations unies (qui autorise l'usage de la force, ndlr),
Demande l'établissement immédiat d'un cessez-le-feu et l'arrêt complet des violences et de toutes les attaques contre des civils,
Demande que les autorités libyennes se conforment à leurs obligations en vertu du droit international, y compris le droit humanitaire international,
PROTECTION DES CIVILS
Autorise les Etats membres (..) à prendre toutes les mesures nécessaires (..) pour protéger les civils et les zones peuplées par des civils sous la menace d'attaques par (les forces du colonel Mouammar Kadhafi ndlr), y compris Benghazi, tout en excluant une force étrangères d'occupation sous quelque forme que ce soit dans n'importe quelle partie du territoire libyen,
ZONE D'EXCLUSION AERIENNE
Décide d'établir une interdiction de tous les vols dans l'espace aérien de la Libye de manière à protéger les civils,
Décide que cette interdiction (..) ne concerne pas les vols dont l'unique objectif est humanitaire,
Autorise les Etats membres (..) a prendre toutes les mesures nécessaires pour faire respecter l'interdiction des vols,
RESPECT DE L'EMBARGO SUR LES ARMES
Décide, (..) pour assurer la stricte application de l'embargo sur les armes (contenu dans la résolution précédente du 26 février sur la Libye, ndlr), d'inspecter sur leur territoire, y compris les ports et les aéroports ou en haute mer, les bateaux et les avions se rendant ou provenant de Libye,
Déplore l'utilisation systématique de mercenaires en Libye et demande à tous les Etats membres de se conformer strictement à leurs obligations (..) pour empêcher la fourniture de mercenaires armés à la Libye,
GEL DES AVOIRS
Décide que le gel des avoirs (..) concernera tous les fonds, les avoirs financiers et les ressources économiques (..) qui sont propriété ou contrôlés directement ou indirectement par les autorités libyennes,
Affirme sa détermination à s'assurer que les fonds gelés (..) seront dès que possible rendus accessibles pour le bénéfice du peuple libyen,
PANEL D'EXPER TS
Demande au secrétaire général (de l'ONU Ban Ki-moon) de créer pour une période initiale d'un an (..) un groupe allant jusqu'à huit experts (Panel d'experts) (..) qui auront pour tâche:
de regrouper, d'examiner et d'analyser les informations des Etats, des entités de l'ONU et des organisations régionales et d'autres parties intéressées concernant la mise en oeuvre des mesures décidées par la résolution, en particulier les incidents de non-respect,
de fournir au Conseil un rapport intérimaire sur son travail pas plus de 90 jours après la nomination du Panel et un rapport final au Conseil pas plus de 30 jours avant la fin de son mandat avec ses découvertes et ses recommandations,
Réaffirme son intention de surveiller constamment les actions des autorités libyennes et souligne sa disposition à réviser à tout moment les mesures imposées par cette résolution et la résolution 1970 (adoptée précédemment ndlr), y compris en renforçant, suspendant ou mettant fin aux mesures le cas échéant, en fonction du respect par les autorités libyennes de cette résolution et de la résolution 1970.
**** Le néo colonialisme est de retour et l’occident veut s’affranchir de son ancien pourvoyeur de fond devenu génant. Le tyran est devenu un proscrit. Pourtant, il n’était pas si génant hier, mais nous savons tous que les politiques ont peu de mémoire.
L’histoire retiendra que cette même résolution devrait s’appliquer à l’arabie saoudite pour son intervention au Bahrain. Au yémen pour les violences du régime contre sa population. En côte d’ivoire, en algerie, syrie, jordanie, en israel pour le massacre des palestiniens et l’utilisation de l’aviation contre la population de Gaza et partout à travers le monde ou les exactions sont commises contre les peuples. Mais ça , c’est une autre histoire... une histoire que nos politiques ne sont pas prêt d’entendre. Le profit avant tout, l’occident se fout royalement des populations meurtries, s’il n’y avait en jeu le pétrole . Espérant qu’un jour cet or noir, ne nous engloutira pas tous. nous n'avons pas encore fini des interventions en Irak et en Afghanistan, que v'la un troisième champ de bataille d'ouvert ou prêt à l'être... Mais que nous cachent la sarkozie et ses alliés? l'occident se prendrait-il pour diogène?
03:53 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : le monde arabe, l'occident, l'onu, libye, arabie saoudite.
13.03.2011
L'essentiel, Autrement...
Bonjour,
Je suis un fervent adepte de la liberté de la presse et de l’info . J’adore comment cette matière est modelée, transfigurée, ratatinée, mixée prête à être ingurgiter. Sa structure me plaît, je l’aime au toucher, à l’ouie, moins à la vision, l’image me fait peur.
J’en suis friand. J’en fais une addiction. Je feuillette, je fouille, je cherche la moindre petite matière à rire. Alors pour aujourd’hui, je vous fais un forfait, un lot gratuit…
La tribune de genève du 12 mars : Le choc, 10 pages sur le séisme au japon, le malheur des uns fait le bonheur des autres, heureusement pour nous, qu’ils ont dans leur rang la Julie pour nous faire rire de temps en temps.
Un autre journal s’interroge : Et si Kadhafi l’emportait ? c’est vrai ça, certains en se mordraient les doigts. Au sommet de la pyramide , notre petit napoléon de Neuilly.
Région : Les personnes agées et le personnel pris en otage par le conseil administratif de la Maison de vessy.. le Fakir du conseil d’état est absent de la photo de famille, mais à la place une horde de sécuritas secondée par des policiers, ceux là même qui étaient en grève hier.
Urbain : la police Genevoise fraîchement rasée est dépêchée à la Maison de Vessy pour venir en soutien au Conseil administratif débordé par une grève surprise des petites mains invisibles. Comment des petites mains invisibles ? est-ce encore possible! réfléchissez?
Pas une ligne sur les sans abris, les femmes battues et abattues, les réfugiés, les Roms, le social, les véreux des finances et les politiciens en quête de siège.
Sport : les sauterelles mécaniques refont surface dans le ciel libyen grâce au savoir faire de notre industrie militaire.
Finance : Ubs porte un coup au secret bancaire et annonce la mort des comptes numériques. Seigneur, y aurait –il un dieu compatissant au paradis fiscal. Moins d’un million vous n’avez rien.
Un petit avant goût des élections municipales genevoise : Mme Salerno sera réelue ce dimanche, Drahusak peut être pas… Mais je peux me tromper. il y a des fois où la Marine à la culture me laisse de marbre, mais ça c'est un coup bas pas écologique du tout. alors indignez-vous! avant que d'autres le fassent pour vous.
Le Tibet : Le Dalaï lama annonce sa retraite politique, je savais que le dalaï- lama était un homme spirituel, mais quand-même, le terrestre, le spirituel, le temporel et bientôt l’intemporel pour un seul homme.
Le roi du Maroc accouche d’une réformette « Historique », qu’est-ce que ça serait si c’était une vraie réforme.
La Libye. : les insurgés vendent du pétrole… A qui ? mais aux anciens clients de Kadhafi mon ami !
Côte d’Ivoire : Médiation rejetée par Gbagbo… qui peut croit encore en ce mot à part l'ONU?. médiation, médiation, Chez Gbagbo tout mot finissant en on signifie trahison, exécution, action- réaction, l'esprit militaire jusqu'au bout . Comme dit la chanson en côte d’ivoire, seul les demi dieux sont grands.
Colombie : Les indiens Nukak, un génocide silencieux, « Un bon indien est un indien mort », vraiment le discours n’a pas changé depuis l’arrivée des blancs en Amérique.
la ligue arabe où la ligue des pays arabes: les mêmes qu'hier,ceux qui persécutaient et persécutent encore leur peuple. Mais là, unanimement, ils répondent d'une seule voix à la voix de leurs maîtres pour sauver les meubles.
Après tout cela, je vous jure qu’il y a de quoi avoir la nausée. Décidement, les hommes ne s'aiment que la queue entre les jambes.
17:16 Publié dans Humour | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : genève, plotique, humour, humeur, croyance, region, pays
12.03.2011
Le printemps avant l'heure à la maison de Vessy
j'ai été faire un petit tour à la Maison de Vessy ou le personnel à entamer une grève depuis deux jours , afin de défendre des acquis et le droit au respect. j'ai été à la fois par solidarité avec mes anciens collègues et aussi par une certaine nostalgie du passé. Il faut dire que j’ai travaillé durant huit ans dans cette maison du bout du monde du temps où l'hospice général en avait la gestion. ce n'était pas byzance, mais il y avait de la vie et de la joie. On pouvait encore discuter et remettre en cause certaines pratiques détestables. aujourd'hui, cela continue sous une autre direction, avec toujours autant de violence que jadis.
je me souviens que ce n'était pas mieux sous l'ancienne direction, mais le dialogue était présent et possible. Il y avait des problèmes , mais pas insurmontables, certains ont été résolus, d'autres persistent et perdurent. Les cadres ont changés, mais l'esprit demeure sous le spore. la générosité n'était pas de mise, mais le respect survivait sous l'implacable politique libérale, qui faisait son entrée en scène sous la houlette des représentants des partis politiques de l'ancienne majorité.
aujourd'hui c'est le dénigrement et la non reconnaissance qui priment, les patrons font office de pères fouettards, ils rognent sur tout, économie, économie, même les petits bras invisibles sont sous la coupe des restrictions budgétaires. L'arrogance est de mise comme partout ailleurs, sans autre humanité que celle du profit. profit , profit , quand tu nous tiens...
Nos ainés sont les oubliés de cette machine à faire des économies. mais qu'est-ce qu'un vieux dans un monde de requins et de loups affamés. Après la politique des copains , voila la politique du corbillard et la mort des acquis. la politique des petits profits est là dans toute sa splendeur. on commence par le retrait des places de parking et on finit par la révision globale du statut du personnel. c'est ainsi qu'ils procèdent, la politique des dominos, si un acquis tombe les autres suivent.
Ce matin, j’ai vu d’un côté des grévistes décidés à obtenir une égalité de traitement comme dans toutes les autres établissement publics du canton : droit au primes versées dans d’autres EMS, du personnel en plus pour une prise en charge correcte de nos ainés et pour répondre au taux de croissance de la charge de travail et une gratuité du parking que la direction a décider de facturer à son personnel, de l’autre une direction campant sur son pied d’estale, menaçante et présente jusque dans les espaces de repos. Une présence persistante qui fait penser, qu’il aura un retour de manivelle. et c'est tout a fait normal que ce personnel craint l'après grève. après une confrontation de ce genre, les esprits sont à vifs. Pour sortir de l'impasse, mieux vaut le dialogue, un dialogue constructif, un dialogue serein entre d'un côté la direction et de l'autre le personnel. Un collaborateur reste un collaborateur.
Personne ne se met en grève pour le plaisir, il y a toujours une raison louable dans une grève, même si elle dérange, l'important est de dépasser la crise en trouvant une solution, parce que solution, il y a. différer serait le pire des dénis. Il n’y a pas de revanche à prendre ni pour les grévistes ni pour la direction. Mais en attendant ce personnel à besoin d’un soutien , un soutien nécessaire et conséquent, car il va de la paix du travail et du bien être de nos ainés.
Une manifestation est prévue le samedi 12 Mars à 14h devant la maison de vessy au 85 ,route de Veyrier 1234 Vessy.
Alors ce samedi au lieu d’aller à la migros à la chasse aux Nanos qui font fureur, allez soutenir le personnel de cette maison, parce que l’on ne sait jamais ce que le futur nous réserve… Sous nos spores confortables , il n'y aura peut- être plus d'humanité . Les grévistes, eux, avaient le sourire, un sourire radieux qui en dit long sur leur intention, sur leur détermination. y aurait-il un petit air de printemps avant l'heure à la maison de vessy ? il faut voir, seul l'avenir nous le dira…
Je ne sais pas ou seront nos candidat(e)s au élection du conseil municipal de la ville de genève, mais, moi, je serai là ce jour, en tant qu’ancien employé de la maison de vessy, mais aussi par solidarité avec mes anciens collègues en grève.
01:40 Publié dans Résistance | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : grève, luttes, politiques, ems, solidarité
23.02.2011
CHEZ LES DICTATEURS
Il parait que l’on assassine dans l’hémisphère sud, tortures et sévices, les monarques de la défriche comme à la maison blanche, y travaillent au cutter, au pays du Franc, nul besoin de montrer patte blanche.
On ferme l’œil sur les massacres qui perdurent, sur nos petits écrans, le voile facile à des adeptes, rien ne filtre sur les interfaces des blogs de Twitter, en Europe comme ailleurs, c’est le mur du silence.
Au pays de l’or noir, ça cartonne comme jamais, chez les rois du sofa, on parle de tout et de rien, Le nord fait de la lèche vitrine, au sud on assassine chez les sous-fifres, ce n’est qu’une banale routine.
Les tyrans s’essoufflent, la vieille confrérie vacille les autocraties tremblent, fermer la parenthèse.Il parait qu’un vent de liberté souffle sur le sud, au pays de la Paramount, not’ petit roi se meurt...
C’est la valse des milliards dans les banques UBS, Les coffres-bunkers se vident au compte-goutte, Pas de panique, notre paradis bancaire est viable, Il vous suffit comme d’hab… d’un petit portable.
C’est la grande valse des transferts tout’ ordinaire, c’est l’abc des resquilleurs, des malfrats et des Rais Tout est sous contrôle, pas de quoi faire une jaunisse, on sait toujours comment blanchir en douce en suisse.
Hosni Moubarak plus riche que le seigneur Bill Gates, Comment c’est possible avec sa petite rente militaire ? Tels les fervents adeptes des annales, des dictionnaires je n’aurai qu’un vocabulaire(…) pour ce brave vacataire.
De l’or à tous les étages chez les ben Ali, les Mouammar, chez les rois mages de bas étage, les monarques d’enfer, une prière, un sermon sans aumône, tout est dans le cêdre Chez nos petits dictateurs, chez nos petits rois de la pègre.
Quand le peuple parle de liberté, lui parle d’une réformette, il y a un policier à chaque fenêtre pour mettre le feu à la fête, tu plies ou tu meurs, le dicton change d’un dictateur à l’autre, Mais le fond demeure, même reconduit à la frontière, il s’entête.
Un discours fleuve pour épater la galerie, à une contrevérité près, il nous ferait croire, qu’il n’est pour rien , l'homme serait innocent, il n’a ni pouvoir ni richesse, son seul amour , c’est l’amour de la patrie, même quand il châtie avec gravité, votre bonheur est son seul soucis.
Quand vous lui résistez, vous n’ êtes que des impies aux mains des roumis, des brebis égarées que la culture coloniale , le net, la grande toile a asservi. Du tribun rien n’est impie, aux truffions tout est permis, c’est la seul vérité , tout tient dans un livre, un livre vert qu’il n’a même pas écrit, ainsi va la vie, chez les dictateurs de pacotilles, c'est tout où rien, tout passe au pilori...
23:35 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, justice, dictateur, le monde arabe
04.02.2011
UN VENT DE LIBERTE SOUFFLE SUR LE MONDE ARABE
Fini l'ère du silence, après la Tunisie, l’Egypte s’enflamme, le peuple campe dans la rue et exige le départ de Moubarak. L’occident au lieu de s’interroger sur ce qu’il faut faire pour gagner la confiance des futurs dirigeants du pays, affiner de nouvelles alliances, chercher le parti inique vers lequel se tourner pour maintenir son ancrage, devrait s’interroger sur ce qu’il n’a pas fait jadis en couvrant les méfaits des dictateurs, qu’il a aidé, armé, installé sur le trône en fermant l’œil sur les atteintes aux droits humains, aux libertés et aux droits les plus fondamentaux d’un peuple. Les jours se suivent et ne se ressemblent pas, dans la rue, une autre voix se fait entendre, celle des déshérités, des laissés pour compte, ceux que la misère, la faim, la prison, la torture et que les sévices de tout genre n’ont pas tué, écrasé, étouffé au point de ne plus respirer, vivre et espérer. Les dictateurs tombent les uns après les autres et le mur du silence avec, la Tunisie hier, l’Égypte aujourd’hui, demain qui sait l’Algérie, le Maroc, la Mauritanie, la Lybie, le Soudan, la Jordanie, la Syrie, le Yémen et qui sait les monarchies arabes du golfe persique et d’ailleurs et pourquoi pas L’Iran, ne nous interdisons pas le rêve de les voir partir et leur soutien avec ... Pour une fois, que c’est nous qui chantons et eux qui pleurent, ne cachons pas notre joie. Et pour toute artillerie, nous n’aurons qu’une branche de jasmin en guise d’arme pour les chasser à jamais de nos vies… Nos aires de vie ne seront plus jamais pareilles, il faudra dorénavant compter avec nous, la rue est notre champ de bataille et nos espoirs ont dépassé le seul regard du sphinx. C'est debout, la tête haute , que nous marcherons aujourd'hui, loin de vos répugnances vers des horizons que vous n'aurez jamais imaginé de votre vivant. fini... messieurs les tyrans, vos manigances, vos comptes d'apothicaire, dégagez donc , afin, que l'on puisse respirer
01:11 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : monde arabe, egypte, tunisie, algérie
15.12.2010
A l'hypocrisie politique, l'hypocrisie poétique
Au fronton des coupoles, une seule bannière,
celle des tribuns aux noms finissant en « R ».
Le Nouvel ordre des faiseurs de suisse a fière allure,
au sommet des tours, la renaissance des vautours.
Comme au pays du pastis, les adeptes du cénovis,
Glissent entre les césures des dernières novices.
Pas un seul mot sur les origines de l’argent sale,
On troque armes contre pétrole, rien n’est banal.
Au rayon Migros, fleurissent les produits Kacher
Et dans les bunkers, ça lessive à coup de karcher.
Des minarets aux renvois de criminels étrangers,
les relents nationaux au chevet de la démocratie,
Les coups de poing dans la figure, ça du spleen.
Pour pallier à la libre circulation, le tri aux frontières,
halte là moussaillon! Pas de mélange des cultures,
interdit de citer aux vaches roulant des R en Gruyère.
Pas un mot sur les truands en col blanc, c’est louche…
Y’aurait-il un complot sous roche dans les coursives ?
Un bon tour de vis, met du baume au cœur de la crise,
ça paralyse, ça terrorise, y’a des coups à faire en douce,
A l’union des banques suisses, le fin mot est à la reprise.
19:44 Publié dans Résistance | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, humeur, humour, geneve, suisse
22.09.2010
Après le règne de la frime voilà le règne de la déprime…
Les journaleux nous promettaient un bain de sang sous la coupole, enfin une vraie guerre des partis, les tranchées sont prêtes… Et pour couvrir l’événement la TSR dépèche une horde de journaliste, mais en guise de bain de sang, la nuit des longs couteaux accouche d’un petit crime entre amis et pour le bouquet final un soupçon de rose et d’œillet, la concordance est respectée à la lettre sans éffusion d’hémoglobine. À la trappe les Rime, les Feher, les Keller-Suter et les Wyss, vive les Sommaruga et les Schneider- Ammann, un brin de social, un brin d’économie la coupe est vraiment sans surprise.
Dans les couloirs, la vitrine des arts figuratifs est de mise, l’UDC affiche une mine réjouit. M. Rime n’aurait été là que pour la frime ? l’intéréssé fera mieux l’année prochaine nous dit-on entre les petits fours et le champagne, pardon ! le champenois , l’AOC suisse oblige...
Au PS comme au PLR pas d’état d’âme, les vases communicants font bonne fortune.
Surprise surprise, comme tout bon citoyen, j’ai reçu ce matin, un E-mail du parti Socialiste: Mme Sommaruga vous remercie pour son élection au conseil fédéral, elle est heureuse de vous compter parmi ses supporters, elle portera avec fierté vos espérances sous les couleurs de la rose caviar au champ de bataille bla.bla.bla…
La bonne nouvelle dans tout cela, 40 ans après l’octroi du vote aux femmes, une majorité féminine accède au perchoir sous la coupole, pas de quoi pavoiser durant des lunes.
Demain tout cela sera oublié, l’économie reprendra son droit de citer et nous voterons le 26 septembre pour savoir si les chômeurs en fin de droit iront ou pas grossir les rangs des demandeurs d’aide sociale. A propos nos deux élus toucheront un salaire brut de 430 000 francs plus diverses indemnités et 30 000 francs de représentation selon les journaux... pas de quoi fouetter un chat en somme.
17:13 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, élections, fédéral
21.08.2010
EMPECHER LE CRIME PAR LE CRIME
" Une initiative populaire visant à rétablir la peine de mort en cas de meurtre avec violences sexuelles pourrait prochainement être lancée. La Chancellerie fédérale procède à l’examen préliminaire d’un texte dans ce sens, pourtant contraire à la Convention européenne des droits de l’homme."
De nouveau la suisse s'enfonce dans le populisme tout en sachant que la peine de mort n'a jamais rien résolue. après l'avoir abolie en 1942, le châtiment suprême refait surface. Le crime pour mettre fin au crime,c'est l'unique moyen qu'ont trouvé les nostalgiques du couperet pour remettre cette abomination au goût du jour...

01:20 Publié dans Suisse | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : mort, peine, prison société, suisse
12.08.2010
par solidarité avec les grévistes de ISS aviation
Bonjour,
Déjà 34 jours de grève à ISS Aviation.
Le moindre qu’on puisse dire, c’est que M. Longchamp ne se précipite pas pour empêcher le dumping salarial dénoncé.
Nous vous appelons donc à venir manifester avec nous, le jeudi 19 août à 17h30 devant le Département de M. Longchamp.
Nous partirons ensuite en manifestation à la place Neuve, où une action se déroulera.
Merci de faire passer ce message, d’afficher et de distribuer le tract ci-joint, et bien sûr de venir le 19 août.
Bien à vous,
Yves Mugny - secrétaire syndical
SSP Genève
6, rue des Terreaux-du-Temple
1201 Genève - CH
Tél 022 741 50 81
Fax 022 741 50 85
y.mugny@sspge.ch
01:19 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
08.05.2010
le cube qui fait peur...
la suisse serait-elle malade?
une oeuvre abstraite en forme de cube noir conçu par l'artiste allemand Gregor Schneider fait trembler Neuchâtel. ce projet conçu pour le millénaire aurait "une connotation religieuse". il ferait parait-il référence en grandeur nature à la Kaaba.
Décidément la suisse voit des symboles religieux partout. Un refus de plus au nom du dialogue entre les cultures. mais la consigne actuelle des autorités est le silence. il ne sert à rien de débattre sur la place publique d'un projet qui ne se réalisera peut-être pas. formidable, alors pourquoi tant de remous pour rien.?
00:56 Publié dans Culture | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : culture, politique, religieux, cantons
01.03.2010
La magie des mots, le choc des chiffres…
Une leçon édictée par Monsieur Patrick Schmied directeur général de L’OCE : suivez le raisonnement.
- Votre dernier salaire est de 6465.- en vertu de la loi fédérale sur l’assurance chômage et l’insolvabilité ( LACI), vous ne toucherez que 80% de celui-ci, qui fait donc : 5172.- Brut.
Dans la cadre des programmes d’emploi et formation, vous débutez une mesure organisée avec un taux d’occupation de 100% dans un EMS du canton. Mais vous ne toucherez que 5172.-brut correspondant à votre indemnité chômage, mais 80% de votre dernier salaire.
Allez, on poursuit la leçon du maître, la suite est tellement délectable que plus d’un perdrait son latin.
Mais cette somme de 5172.- selon l’OCE correspond à un 100% de votre indemnité chômage, donc quand vous travaillez un 100% en mesure cantonale ou fédérale vous touchez un 100% de votre indemnité chômage, mais pas un 100% de votre taux d’occupation.
c'est magistrale, splendide , j'applaudis! merci Monsieur de votre cours magistrale.
Le fond de l’histoire est que vous êtes perdant de toute façon. La grâce divine fait passer le taux d’occupation en taux d’indemnité chômage pour trouver une justification à aux mesures cantonales et fédérales, sans payer le moindre sous de plus.
il y a des gens qui passent leur temps à fomenter ce genre de scénario pour prouver à des cons comme nous, que nous sommes bêtes au point d'avaler ce raisonnement.
Pour savoir si ce genre de scénario marche avec tous les citoyens, je propose que nos élus fassent les frais de cette mesure pour voir quelle tête, ils feront à la fin du mois… UBS face à nos gentils élus, c'est vraiment du gâteau.
18:14 Publié dans Fiction | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : oce, geneve, mesure cantonales, chômages, politique
18.02.2010
* Cocktail genevois
Prenez un bon petit chômeur,
Ni trop récalcitrant ni trop mûre,
De préférence de bonne disposition.
pressez le fortement comme un citron
et laissez le macérer durant six mois,
Dans une petite résidence du canton..
Au bout de six mois passer au chinois,
Réservez le dans un bocal au frigidaire,
durant 120 jours avant de le servir.
Prenez un grand verre à champagne,
Ajoutez une mesurette de sucre de canne,
De la glace pilée, une feuille de menthe
Et servez le bien frais à vos convives…
*Sur le conseil d’un grand Barman qui tient boutique dans la vieille ville.
21:25 | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
17.02.2010
TOLERANCE ZERO...
Bonjour ! Je suis aide soignant et je cherche un poste à pourvoir…
Le vis à vis fait le mou, dans sa tête un déclic…encore un torcheur d’oignons ! se dit-il.
C’est la réaction commune à tous les tordus, qui ne connaissent rien d'un lieu de vie et qui officient pourtant en toute impunité dans les bureaux de placement digne de ce nom, qui gerbent sur l’humanisme des petites gens et qui se foutent des mains invisibles qui les nourrissent, parce que sans eux, ils seraient tous au chômage au lieu d'être sur le terrain,
Petite cravate, jupette à ras le kiki, sourire de nonne, les plis inguinaux qui fouettent, friands d’adjectifs, les praticiennes et praticiens du job jubilent de satisfaction devant leur écran Mac.
Ils, elles se foutent complètement et même royalement de la personne qui est dans une chaise roulante et du reste, leur job à eux, c’est faire du chiffre comme partout ailleurs, la crise oblige et pas seulement UBS comme pensent nos conseillers fédéraux.
La petite chose, qui se plie dans son lit de douleur, ils et elles s’en moquent comme de l’an 14…elles, ils confondent la maladie d'alzheimer et le parkinson sans sourciller, normal, ils, elles sont d'une autre école.
- vous avez une expérience avec les personnes âgées ?
- Oui! 35 ans de pratique dans le milieu. (grand dieu !…un dinosaure). mais bon… vous avez franchi le premier palier, souriez !
Dans le regard de votre interlocuteur, on peut lire : traduction : vous êtes trop vieux, trop cher, pas assez rentable. Votre âge vous condamne d’office et pas la moindre possibilité de rabais pour conjurer le sort. on ne solde pas comme à la Migros ou Coop. Vous êtes bon pour le chômedu pour les quelques années qui vous restent de labeur.
Vous baissez les yeux, les oreilles suivent, plus rien n’a d’importance , vous êtes déjà loin du monde du travail… préretraité comme ils disent, on vous supporte parce que l’on peut pas faire autrement et que la loi condamne les infractions du genre. Pourtant, qu’est-ce que l’on souhaiterait sans le dire ouvertement ni faire étalage, ne plus vous voir hanté les bureaux de placement et faire perdre un si précieux temps à de si jolies M’selles en quête de notoriété dans la cité de Calvin.
15:15 Publié dans Genève | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : travail, placement, intérim., intermittent
10.02.2010
COMMENT OCCUPER UN CHÔMEUR SANS GRAND FRAIS...
Genève : des chômeurs vont s’occuper des personnes âgées en établissement
Dans un communiqué, le Département de la solidarité et de l’emploi (DES), organisme genevois en charge de la politique de santé et d’économie du canton, vient d’annoncer la création d’une cinquantaine de postes dans des établissements pour personnes âgées, qui permettront à des chômeurs de retrouver un emploi.
Cette nouvelle mesure, concrétisant l’initiative populaire 125 « pour une meilleure prise en charge des personnes âgées en Établissements médico-sociaux (EMS) » pourrait résoudre –localement et en partie seulement- le double problème du chômage et du manque de personnel en maisons de retraite.
Plus concrètement, 51 chômeurs vont être engagés pour le soutien aux personnes âgées dans 29 EMS. Comme le souligne le communiqué du DES, « les 51 postes ainsi créés permettront de compléter la densité de la prise en charge en EMS, tout en remettant en emploi des personnes actuellement au chômage ».
Tous les établissements « ayant formulé une demande ont obtenu des postes dans le cadre budgétaire prévu de cinq millions de francs suisses » précise encore le DES. Cependant, les subventions accordées aux EMS pour l’engagement de ce personnel complémentaire est soumise à différentes conditions. Tout d’abord, le poste doit être accordé à une personne actuellement au chômage, pour un contrat à durée non déterminée. Ensuite, la subvention n’est pérennisée que si la relation de travail se poursuit au-delà de douze mois.
Pour Yves Mugny, du comité d'initiative populaire 125, « cette mesure est un premier pas sur un long chemin, mais elle reste insatisfaisante ». Et le syndicaliste de souligner que les cinq millions budgétisés ne couvrent qu'un douzième des besoins estimés à 60 millions par le Conseil d'Etat pendant la campagne.
00:30 Publié dans Résistance | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : geneve, travail au noir, chômage, politique
06.02.2010
Les petits chiffonniers
Un putain de froid étend doucement sa panse de bœuf sur notre terrain vague, sur le pas de porte de la maison où nous, nous entassons à quatre par chambre, une enfilade de boite aux lettres au noms indélébiles sortis droit de la péninsule arabique. Dans notre habitus, home de retraite exégu sans chauffage ni lumière ni eaux, pour survivre,on se sert les uns contre les autres comme dans une boite à sardine. Dans ce petit caveau, on ne se soucie guère des âges, des sexes, de la grandeur des membres ni du pédigré des résidants . les occupants y vivent en parfaite harmonie. Sous ce toit la cohabitation est des plus primaire et des plus frustre et aussi la plus simple du monde. On se partage un repas sur deux , en queue d’oignon autour d’une table ronde vétuste, branlante récupérée sur le trottoir, un soir de soûlerie générale. Pour dormir mieux vaut connaître la position verticale, le corps à corps cruel des tranchées ne change rien à notre condition de paria et peu importe la position, verticale, horizontale, l’essentiel est de tenir le coup, de passer la nuit, le cap, de survivre sans gloire au froid et la mort. Dehors, comme tous les soirs, la carnassière au ventre creux rode, elle draine sous sa longue robe noire une verrière, une vitrine de mortel disséquée au scalpel à la manière de sire fragonard. Sous son manteau la suie se mêlant à lumière froide et glacée plie, de ses yeux sort une horde de reposant. Assis, debout ou chancelant, ils font les frais d’un champ de bataille qui ressemble à un cimetière. Si vous n’avez jamais vu une fosse commune, fermez les yeux, laissez-vous aller à l’errance, tâtez des doigts l’enfer de Dante, l’hécatombe, cela n’a rien d’un spectacle trivial, il n’y a rien de beau ni de magistral dans cette eau forte, extirpée du néant. Ici, point de ravissement ni de beauté plastique comme dans une œuvre d’art, le charnier est d’une cruauté banale. Les plus chanceux ont une couverture de l’armée du salut, les autres n’ont que leur corps et quelques prières à offrir en barricade à l’assaut du vent jusqu’au petit matin. Après, il faut vite descendre à la fournaise en quête d’un ravitaillement pour calmer le ventre qui crie famine, d’une poubelle à une autre, fouillant dans les restes et se querellant pour un sandwich avarié, kebab ou quelques feuilles de laitue, une rondelle de tomate ou un cornichon que les estomacs des ventres pleins trouvent trop répugnant à leur goût. Nous mangeons de tout sans la moindre répugnance avec ce vénal sourire des gens édentés, qui n’ont plus le choix des armes,quant il est question de survie ou de mort. Les orteils à même le bétume l’ingrat travail de la décheance offre ses bons offices aux exclus du système. la communauté des culs bénis n’est pas en reste, elle prend en charge les plus faibles d’entre nous, elle partage les benéfices de la vente des objets ramassés ici et la par nos soins, ce qui nous permet le luxe d’un bain de temps en temps, de quelques cigarettes et si la récolte fut bonne, un gros manteau pour passer l’hiver. Certains d’entre nous ont connu plus de guerre dans leur vie, que nous tous réunis, alors nous les croyions et nous les écoutons avec le plus grand sérieux, afin de ne point reproduire les mêmes erreurs, mais erreur, nous reproduisons, parce que nous sommes humains et que c’est dans notre nature d’oublier. Depuis des années, nous, nous posons toujours la même question sur l’opportunité, quand et comment la saisir, de cette notion abstraite, nous avons fait notre livre de chevet, un patchwork que l’on revisite, quand tout va mal. Dans notre gourbi, nous sommes quatre êtres, quatre petites âmes, une fille et trois garçons, qui se tiennent au chaud collés les uns aux autres, côte à côte avec pour toute richesse un linceul de vieilles couvertures de la croix rouge suisse volées à l’armée du salut et une foi inébranlable en notre bonne étoile. Il faut croire en sa bonne étoile, car la vie n’attend pas . tous que nous savons de l’opportunité, c’est qu’elle se prend, elle ne se donne pas, elle se saisit comme un objet, elle se cueille au vol car elle ne se présente qu’une fois dans la vie et pas deux, comme la chance et gare à celui qui dort, la réalité est aussi cassante que brutale comme un accident de la route . Et pour ne pas rater le coche, nous avons choisi l’option militaire, à la guerre comme à la guerre, action réaction, chacun à un rôle prédéfini et quand un de nous est aux aguets, les autres ne sommeillent que d’un œil. Nous avons calfeutré notre casemate de chiffons et tapissé de cartons, blindé de planches de bois, ça réduit l’espace, mais nous sommes prêt à affronter le passage de l’hiver, les morsures du givre et l’ivresse que procure le grand froid. Le vent peut venter son souffle ne franchira pas le seuil de notre porte, nous sommes à l’abri dans notre bunker, la mort peut faire des heures supplémentaires, nous, nous ne serons pas du voyage et comme elle déteste attendre, elle s’en ira sans nous, contrainte à tirer sa vieille charrue vide. Nous attendons que le soleil s’étient et que la nuit vienne avant de sortir de l’ombre, comme une bande de rat, nous nous mettons en branle dans un brou ha épouvantable à la queue leu-leu vers la grande ville qui illumine de ses majestueuses et hautes tours de lumière notre petit panthéon. À l’entrée de la ville , on se sépare en groupe de quatre individus, chacun troupe prend un quartier et s’affaire à la besogne. Ici,à l’inverse de notre monde, les rues sont propres, récurées comme des toilettes et lavées par des machines qui se relaient, les poubelles débordent d’un trop plein comme les devantures des magasins. Nous, nous faufilons sur les trottoirs luisants ou le beau linge s’invite à une partie de lèche vitrine. Le beau monde endimanché s’écarte à notre passage, leur regard en dit long, mais on s’en fout, la chasse est ouverte, voilà la charge des walkyries, des pestiférés. Nous descendons dans les rues de la république comme un essaim d’abeille butinant à chaque poubelle, à chaque abri bus à la recherche d’un trésor, un peigne , des lunettes, un reste de sandwich, tous que peut contenir une poubelle de ce nom. Mac’do et kebab sont les lots habituels, rares sont les produits Migros, Coop, Manor ou Globus. Nous les sentons à l’odeur et nos papilles frétilles à leur appel, nos narines sont en alertes, le feu est au vert, la faim rogne les pourtours et attise l’appétit. Mais la haut,en contrefort la police veille, avec un soucis sécuritaire dépassant de loin le simple exercice du maintien de l’ordre. Nous nous toisons de loin et nous nous narguons avec cette certitude féroce, comme deux boxeurs sur un ring. Entre nous, il n’y a que rapport de force et coups bas. La haine se lit sur les visages et les visières. Sous nos cagoules et bonnets, une passion débordante cloue au milieu du la chaussée raoul et Samira, y aurait-il un brin d’amour naissant dans cette relation passagère et fortuite. Les deux autres compères en doute, pourtant, ils font semblant de ne rien voir de particulier, de nouveau dans cette étreinte, ce flirt sous jasent. Entre eux l’amour ne dure qu’un temps infime, le temps d’un baiser volé, comme si l’amour entre ces quatre êtres ne pouvait ni exister ni perdurer. Samira ravale sa salive avec regret, avant de se joindre aux deux autres, raoul traîne tout derrière sa carcasse comme un chien battu, avant de piquer un sprint pour former le groupe, qui avance , avance comme des prétadeurs. L’option militaire reprend du service et nous de l’exercice, il n’y a pas de temps à perdre, le retour à la caserne se fait dans une humeur bonne enfant. La charrette est lourde d’objets épars et il faut se mettre à trois pour gravir la pente raide, le logis est encore loin, derrière samira sifflote en frôlant des mains les arbrisseaux alignés comme des tombes, elle arrachera quelques branches de houx pour égailler le taudis.
01:52 Publié dans Histoire | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : recit, geneve internationale, littérature
31.01.2010
DIEUDONNE PERSONA NON GRATA A GENEVE
Je ne suis pas un fervent adepte de l’humoriste, mais de là a pratiquer une censure permanente à son encontre est une erreur politique, pire une politique discriminatoire. Le magistrat Patrice Mugny s’octroie paraît-il la liberté d'interdire un spectacle et le revendique ouvertement. Cet arbitraire va à l’encontre de la liberté d'expression, dont ce même Monsieur se prévalait lorsqu'il était journaliste et rédacteur au courrier et qu'il semble avoir oublié depuis qu'il s'est mis au vert. Un magistrat peut dorénavant choisir le spectacle qui lui plait et interdire celui qui lui déplait. En se mettant au dessus de la loi, monsieur patrice Mugny ne rend service ni à la culture ni à la politique. Mais ou est la liberté ? Si le sire dieudonné viole la loi suisse, le droit est là pour punir cette infraction et ce n’est certainement pas au magistrat de se subsituter à la loi. Dans cette histoire le magistrat doit avoir l’aval du conseil administratif de la ville, mais L’homme est persuadé du bien fondé de sa décision « je le vois très mal ne pas me suivre dans cette affaire ». (tribune de geneve du 30-31 janvier sous la plume de Mr. Jérôme Fass ). Notre Magistrat mettrait-il au défi le conseil administratif de la ville ? Appelerait-il ses collègues à l’autocensure ?. Comme dit Voltaire :je ne suis pas d’accord avec les idées de Mr Dieudonné, mais je me battrai… vous connaissez la suite.
18:10 Publié dans Genève | Lien permanent | Commentaires (5) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, culture, censure, interdit
24.01.2010
LE PARTI SOCIALISTE SE REGARDE SOUS LA LOUPE
Le PS se lance dans la rétrospection à défaut d'une introspection, après la défaite cuisante des dernières élections, il est temps de faire son bilan de conscience. Le vieux corps est malade, le diagnostic est son appel, il doit obligatoire passer par les soins intensifs s'il ne veut devenir un cadavre ambulant. pour se rétablir le PS doit user d'un remède de cheval et non se contenter d'un patch comme à son habitude.
Comme tous les petits gens, je n’y crois pas à la métamorphose, les phalènes finissent toujours par se brûler les ailes aux lumières des lampadaires.
Allons, ne soyons pas pessimiste , donnant lui sa chance, mais il ne faut pas qu’il tombe dans l’air du temps du populisme.
Qu’il se débarrasse déjà des dinosaures, cette chienne de garde qui n’a plus d’assise , mais qui pousse des coudes pour faire obstacles à la jeune génération.
Le PS ne vit plus avec son temps, il vit sur les acquis. Monsieur BEER à raison, il faut faire des propositions, mais des propositions qui tiennent compte de notre époque, pas des propositions de consensus comme le souhaite les nantis du parti, cette gauche caviar qui se plaît à donner des leçons chez Sire Décaillet au lieu d’agir sur le terrain. Comme dirait un vulgaire prolo : pour les petits journaleux, il y a les bacs à sable, pour les autres, il faut retrousser ses manches et mouiller la chemise.
Pour ceux qui sont dégoutés de mettre les mains dans le cambouis, il faut céder la place mesdames , messieurs. J’attends donc de voir si la rétrospection a fait des effets chez nos culs terreux d’élus qui font du temporaire pour prendre ma carte du parti ou mettre mon bulletin de vote dans les urnes à la prochaine votation. En attendant, je constate que les chômeurs sont toujours mis au ban, que les mesures cantonales donnent dans l’esclavagisme moderne avec le consentement de nos élus, que les vieux sont toujours sous la coupe de l’outil plaisir et de l’économie, alors que le peuple a voter pour une prise en charge digne de ce nom. Alors va pour la rétrospection ou l'introspection si ce huit clos accouche de nouveautés et non d'une simple réhabilitation à moindre frais.

"Un mouton noir dans un petit enclos propre en ordre"
17:58 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, genève, retrospection, parti, ps
23.01.2010
LA SOCIETE DU SUPERLATIF
Notre société ploie sous les superlatifs, entre super Nanny, super président, super banquier, super ministre, super voleur etc. Reste-t-il encore une place pour les autres dans ce bas monde ?
- Il semble que non !
A les entendre, les simples mortels comme vous et moi sont des ploucs, des crétins qui alimentent les grands génies.
Nous alimentons les supers journalistes, les supers écrivaillons, les supers glands de la politique qui savent mieux que tous ce qui est bon pour les ploucs.
Alors entre Mr Décaillet, Mr patrick Poivre d’arvor , Mr Zemmour, Mr longchamp , Mr Besson et les autres. la seule politique qui nous reste est celle de l’autruche. La tête dans le sable, nous pouvons enfin prétendre un instant être intelligent.
Le monde se divise entre les super… tout en haut de la pyramide et le bas de gamme qui végète entre deux résolutions aussi problématiques que le survivre et mourir.
En bas de l’échelle comme les baleines qui nous ressemblent étrangement, nous allons peut-être disparaître lentement à petit feu dans l'indifférence totale de la grande matrice de la consommation effrenée. Ce n’est pas une fiction, le monde tend à cette oeuvre de crémation à laquelle nous prêtons nos corps. L’habitus des gueux me direz-vous est de faire du zola.
Moi, tout en restant simplet, je préfère le j’accuse du même auteur à tous les consensus sociétal qui réduisent la contestation à une peau de chagrin. Entre consommation et séduction Mme duras est un avatar.
19:10 Publié dans Culture | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : culture, politique, littérature, genève





